lundi 27 novembre 2006

Les PME: 1 % du chiffre d'affaires pour le conseil en managment qualité!

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Selon une enquête réalisée en 2004 par un Cabinet de conseil en collaboration avec la GTZ “plus de deux tiers des 34 services d’appui n’avaient jamais été utilisés par la majorité des PME pendant les deux dernières années”. Parmi les services à faible utilisation, ils ont recensé essentiellement le conseil en gestion commerciale et technique, le conseil en marketing-distribution-vente, la gestion des ressources humaines, la conception technique des produits, le choix d’équipement, le conseil en exportation et partenariat.Ce phénomène est dû principalement, selon les enquêteurs, aux difficultés d’accès à ces produits, jugés difficilement disponibles ou non disponibles pour 60% des entreprises. Ceci étant dit, il y a un déficit au niveau de l’offre correspondant à ces services, précisent-ils. Ils ont noté, par ailleurs, que “les services informatiques, fiscaux, juridiques, de publicité et communication ainsi que le diagnostic d’entreprise sont facilement disponibles”. D’ailleurs, près de 85% des entreprises ont déjà utilisé au moins une fois, durant ces deux dernières années, le service du diagnostic d’entreprise contre 43% pour le conseil en gestion financière et 36% pour la gestion qualité. Ces entreprises utilisent généralement ces services soit pour la mise à niveau générale de l’entreprise ou l’amélioration d’une fonction bien précise au sein de cette entreprise. Les dépenses annuelles pour les services représentent, selon les rédacteurs de cette enquête, une envergure considérable allant de 0,2% du chiffre d’affaires déclaré dans le cas du conseil en marketing-distribution-vente jusqu’à 1,1% pour le conseil en gestion qualité.Ils ont remarqué, également, que “75% des entreprises utilisatrices de diagnostics considéraient les programmes de développement comme étant le prestataire de ce service, ce qui est objectivement erroné”. Et pour cause, la plupart de ces entreprises ne s’impliquent pas dans le choix du prestataire dans le cas du diagnostic d’entreprise.

Notons que les initiateurs de l’enquête ont ciblé “les PME-PMI de production-transformation, dotées d’un effectif d’au moins 20 employés permanents et revêtant un statut privé, soit 4 800 entreprises qui représentent 2,5% des unités du secteur de la PME en Algérie”. L’échantillon de l’enquête portait, indique-t-on, sur 123 PMI privées de production-transformation réparties sur 19 des principaux secteurs d’activités industrielles existantes en Algérie.Les responsables d’entreprise privée ont été interrogés, précise-t-on, sur un éventail de 34 services dont 14 services de conseil en appui de la gestion commerciale et technique de l’entreprise, 4 services de formation-perfectionnement du personnel et 16 autres services d’appui courants tels que l’information, la certification et les services de laboratoire.Les enquêteurs ont relevé que “les industries agroalimentaires et les industries chimiques, cosmétiques et pharmaceutiques étaient les branches les plus représentées dans l’échantillon exploité, soit 48% des entreprises interviewées”. Ils ont indiqué que “72% des entreprises ayant fourni suffisamment de renseignements sur leur situation économique ont été classées comme étant des entreprises dynamiques”. Ils ont souligné que “plus du tiers de ces entreprises avançaient des ventes en croissance, 17% considéraient leurs ventes comme stagnantes et seulement 7% accusaient des ventes décroissantes”.

samedi 11 novembre 2006

La certification des entreprises en Algérie. Un processus coûteux

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Six grandes opérations ont permis à 167 entreprises d’obtenir la certification ISO (International Standardization Organization) 9001 version 2000. Celles-ci ayant ayant satisfait aux exigences d’un audit du système de managment de la qualité de niveau international.
Six autres entreprises ont été certifiées ISO 14001 version 1996 (Impact sur l'environnement)alors que 5 entreprises sont en voie de certification ISO 22000. Il y a lieu de préciser qu’ISO 22000 est la norme internationale, apparue en 2005, portant sur la sécurité des produits alimentaires.
Des aides financières d’un montant de 50 milliards de centimes ont été accordéq pour la mise en oeuvre du programme de développement d’un système national de normalisation par le ministère de l’Industrie. Ce programme d'aides publliques, approuvé par le gouvernement en mars 2000, s'inscrit dans le cadre de la mise en place de la démarche qualité et du système de managment de l'impact sur l'environnement.
La certification est un processus de légitimation des pratiques manégériales (qualité et environnement) que n'importe quelle entreprise peut dévelooper. Toutefois, ce processus nécéssite le recours à des Cabinets d’études spécialisés pour accompagner et encadrer l'entreprise dans la démarche globale de certification.
Cet accompagnement à un coût pour les entreprises algériennes candidates à la certification.
En effet, s’assurer les services d’un bureau d’études spécialisé revient pour une entreprise à débourser un montant variant de 300 à 500 millions de centimes. Une fois la mise en place du système de management de la qualité opérée, l’entreprise peut solliciter alors un organisme international habilité à donner la certification ISO. Mais elle doit encore débourser pour l’audit un montant qui tourne généralement autour de 100 millions de centimes avec une partie payée en devise.
Les montants financiers alloués pour la certification demeurrent toutefois relativement "Modestes" comparativement aux retombées positives sur l'entreprises, à savoir:
- Amélioration de l'image de marque de l'entreprise et de ses produits tant en Algérie que sur les marchés éxtérieurs.
- Réduction de certaines dépenses de fonctionnement liée à la réduction du gaspillage découlant d'une meilleure maîtrise des processus de production et du managment de l'entreprise.
- Maintien et accroissement des parts de marchés.
- Accés aux marchés à l'exportation notamment pour certaines produits "sensibles" (Les produits animaux en particulier).

Ces sujets seront détaillés dans nos prochains messages.

Article inspiré de:
http://www.algerie-dz.com/article6079.html

mardi 7 novembre 2006

La certification en Algérie. Un immense retard

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Normes et qualité des produits
300 entreprises algériennes seulement certifiées


L’Institut algérien de la normalisation (Ianor) a proposé, indique son directeur général, M. Mohamed Chaïeb Aïssaoui, dernièrement au chef du gouvernement, un projet de circulaire sur l’application de la loi sur la normalisation notamment l’élaboration des règlements techniques. Le premier responsable de l’Ianor a remis, également, un rapport détaillé au chef du gouvernement sur la mise en œuvre de la loi sur la normalisation qui connaît un retard important car les différents départements ministériels ne jouent pas le jeu. Pour M. Aïssaoui, “plusieurs départements ministériels ont contacté l’Ianor pour l’élaboration des règlements techniques”. À titre d’exemple, le ministère de l’énergie est en train de préparer, dira M. Aïssaoui, les règlements techniques sur les panneaux solaires. Intervenant lors d’une conférence de presse animée, hier, au siège de l’Ianor, M. Aïssaoui a affirmé qu’“au niveau de l’Ianor, nous avons répondu à toutes les questions émanant essentiellement des représentants de l’union européenne et des USA à l’OMC sur l’application des normes”. Et d’ajouter : “nous avons une législation forte en matière de normalisation.” Plus explicite, il a déclaré : “l’organisme algérien d’accréditation sera fin prêt en 2007.” Le directeur général de l’Ianor a annoncé, par ailleurs, que “le comité électrotechnique et de télécommunications algérien (CETA), composé des représentants des ministères de l’énergie, de la PME-PMI, de la poste et des nouvelles technologies de l’information, de Sonatrach, de Sonelgaz, de l’autorité de régulation de la poste et des télécommunications et des opérateurs, sera installé d’ici fin novembre prochain.” Ce comité sera un organisme à activité normative chargé du domaine de l’électricité, de l’électronique et des télécommunications, précise M. Aïssaoui.L’objectif de l’Ianor est d’adhérer, explique M. Aïssaoui, à la commission électrotechnique internationale (CEI) en tant que membre algérien et de s’appuyer sur les compétences réunies au sein du CETA pour préparer ses actions internationales dans le domaine de la CEI. Le patron de l’Ianor n’a pas écarté, aussi, l’éventualité de créer un comité maghrébin électrotechnique et de télécommunications en collaboration avec le Maroc et la Tunisie. L’Algérie a demandé, ajoute M. Aïssaoui, une accréditation de la marque Tedj (norme algérienne) et de l’Ianor en tant qu’organisme de certification des systèmes. Il y a 300 entreprises algériennes certifiées en 2005 sur les systèmes de management de la qualité, l’environnement et la sécurité contre seulement 57 sociétés certifiées en 2004.L’Algérie dispose, aujourd’hui, de 6 000 normes.

Faïçal Medjahed
Quotidien LIBERTE . Edition N° 4280 du Jeudi 12 Octobre 2006

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