Ainsi, tous les textes législatifs et réglementaires ont été revus quoique leur mise en œuvre se poursuive encore et qu’il reste des points à négocier. De même, notre pays s’est engagé à ouvrir au maximum tous les secteurs de services non sujets à restrictions.
Même si elle a notifié auprès de l’OMC un accord de bonne pratique, l’Algérie traîne toutefois en matière de normalisation des services notamment l’hôtellerie, les services de santé et les prestations des collectivités notamment. A l’exception d’un cabinet notarial sis à Tizi-Ouzou, il n’y a pas, selon le directeur général de l’Institut algérien de normalisation (Ianor), Mohamed Chaïeb Aïssaoui, d’hôtels ou d’hôpitaux qui soient certifiés conformes aux normes. D’où, selon le directeur général de l’Ianor qui s’exprimait, hier à l’hôtel El-Aurassi, en marge des travaux de la journée nationale de la normalisation, la nécessité de développer la certification aux normes en priorité dans la santé et le tourisme. Deux secteurs desquels l’Ianor entend se rapprocher, une série d’actions étant prévue pour l’année 2007, pour qu’ils se conforment volontairement aux normes et améliorent leurs prestations, qualité de services et d’accueil notamment.
La normalisation des services a constitué justement la thématique de cette journée, la 11ème du genre, placée sous le patronage du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et ouverte par le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, en présence notamment du ministre de l’industrie, Mahmoud Khoudri. De fait, l’intervention du chef du gouvernement a focalisé sur la nécessité de développer, outre les systèmes qualité de gestion, la qualité et la certification de conformité aux normes des produits fabriqués localement ou importés. Ceci dans le souci de se conformer aux obligations internationales en matière de normalisation, de veiller à la sécurité et la santé des consommateurs et de préserver l’environnement, et en tant que corollaire à la mise à niveau engagée et comme gage de compétitivité et d’exportabilité.
Cela, en rappelant que seulement 300 entreprises nationales ont été certifiées selon les référentiels ISO 9000-2000 et ISO 14 000. En outre, moins de 20 produits de grande consommation ont été certifiés depuis 1998 dont une dizaine en 2006, recevant la marque nationale de conformité TEDJ. Par ailleurs, l’année 2006 a été marquée par la production de 167 nouvelles normes et la révision de 295 autres et la réception d’un volume important d’informations normatives contenues dans 75 fichiers émanant de l’Organisation internationale de normalisation (ISO). En indiquant que l’implantation du système de certification 9001-2000 est terminée et que l’audit de certification est programmé pour le mois de janvier 2007.
Cap sur la normalisation et la qualité Cela étant, les pouvoirs publics comptent booster la normalisation et la qualité dans notre pays, une démarche appuyée par une loi datant de 2004 et dans laquelle s’investit l’Ianor qui a engagé en ce sens tout un programme d’actions pour 2007, en vue d’arriver à combler l’écart qui nous sépare encore des pays voisins. Sont prévues ainsi l’élaboration de l’arrêté relatif à la détermination des caractéristiques et de gestion des marques nationales de conformité et l’élaboration de l’arrêté relatif à la détermination des conditions d’agrément des organismes à activités normatives. Selon Mohamed Chaïeb Aïssaoui, les règlements techniques sont en train d’être finalisés, l’Ianor agissant en amont, selon son premier responsable, dans le but de concrétiser le principe intangible de la conformité des produits.
Ainsi, à travers l’Ianor, qui compte être accréditée comme organisme d’évaluation de la conformité dans le domaine de la certification des produits et de la certification des personnes, l’Algérie est devenue membre à part entière dans 33 comités techniques internationaux contre 10 en 2005. En fait, l’Ianor a programmé la création de 5 nouveaux comités techniques nationaux pour prendre en charge les besoins en matière de certification, dans les domaines des énergies, des équipements domestiques, des systèmes de management, du froid et de l’automatisation industrielle. Outre la formation de 400 agents dans ce domaine, ainsi que la mise en place du Comité électrotechnique et de télécommunication algérien le 21 novembre dernier, en vue de l’adhésion de notre pays à la Commission électrotechnique internationale (CEI), il est aussi question de la création récente de l’organisme algérien d’accréditation Algerac (chargé d’accréditer les organismes d’évaluation de la conformité, tels que les laboratoires, les organismes d’inspection et les bureaux d’étude spécialisés). Mais aussi du lancement du projet de construction d’une Maison de la qualité à Alger, au quartier d’El Hamma (devant regrouper les organismes nationaux de normalisation, d’accréditation et de propriété industrielle), outre le renforcement de la métrologie par la réalisation d’un laboratoire central à Sidi-Abdellah et de deux laboratoires régionaux à Constantine et Ouargla, ainsi que la construction d’antennes de l’Office national de métrologie légale (ONML) dans les wilayas des Hauts-Plateaux et du Sud.
Dans le cadre du marché arabe unique à l’horizon 2012, l’Ianor a procédé à l’identification des produits les plus échangés entre notre pays et les pays arabes, en vue de traiter les questions liées à la reconnaissance mutuelle des systèmes de normalisation et de l’évaluation de la conformité et de la libre circulation des marchandises.
Prix algérien de la qualité L’entreprise Enasel lauréate de l’édition 2006
L’Entreprise nationale des sels (Enasel) a été, hier à l’hôtel El-Aurassi, le récipiendaire du Prix algérien de la qualité 2006. Un prix décerné par un comité présidé par le Pdg du groupe Saidal et remis par le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem au Pdg de cette entreprise. Deux autres entreprises, Hydro Aménagement et la société Alrim, ont reçu des prix d’encouragement. En fait, seize entreprises algériennes dont ces trois sociétés lauréates ont concouru à ce prix qui en est à sa quatrième édition.
Chérif Bennaceur
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vendredi 22 décembre 2006
La normalisation. Une démarche de crédibilité
La stratégie nationale d’industrialisation mise en place actuellement dans notre pays intègre naturellement la dimension normalisation, dont la base légale en Algérie est constituée par la loi d’avril 2004 qui régit le système national en la matière. On le comprend quand on entend Fouad Makhlouf, secrétaire général du ministère de l’Industrie, affirmer qu’un produit qui n’est pas aux normes ne peut ni être vendu ni être exporté. L’accord d’association signé par l’Algérie avec l’Union européenne et la prochaine adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) imposent à ceux qui veulent produire des marchandises et des services pour les vendre et, encore plus, pour les exporter de se mettre au niveau des standards internationaux, c'est-à-dire de se conformer aux normes en vigueur dans le commerce mondial. L’activité de normalisation, qui relève de l’Etat actuellement, sera élargie aux opérateurs privés, a annoncé M. Makhlouf, qui intervenait sur le ondes de la Chaîne III de la Radio nationale dont il était l’invité de la rédaction, à l’occasion de la Journée mondiale de la normalisation, le 20 décembre.L’Etat n’a plus le droit de protéger la production nationale, rappelle-t-il, mais s’il se retire des activités économiques, il se consacre bien plus à son devoir de contrôle. La norme est obligatoire dans certains domaines quand elle vise la santé, la sécurité des personnes et des biens et l’environnement. Dans ces cas, elles font l’objet de règlements techniques.Au sein de l’organisme algérien de normalisation, l’IANOR, 620 experts nationaux travaillent dans 58 comités techniques (ce nombre sera porté bientôt à 63,) le dernier né de ces comités a pour objet l’électromécanique. L’Algérie dispose de 6 000 normes. L’activité de normalisation n’est pas nouvelle en Algérie. L’activité de normalisation en Algérie a été rattachée au départ à l’activité de propriété industrielle. L’Office national de la Propriété industrielle a d’ailleurs eu l’honneur dans notre pays d’être le premier établissement public en Algérie dirigé par une femme, Mme Sellali, qui a été, en 1967, directrice générale de l’ONPI. Plus tard, dans les années 70, la normalisation a fait partie de l’INAPI (Institut national de la normalisation et de la propriété intellectuelle), dirigé par H’Hmida Redouane, un précurseur lui aussi dans ce domaine.Récemment, un groupe de sept entreprises publiques et privées s’est lancé dans une opération qui doit les mener vers l’acquisition de la certification à la norme ISO14 001, définie en 1996, qui prescrit les exigences relatives à un système de management environnemental permettant à une entreprise de formuler une politique et des objectifs prenant en compte les obligations législatives et les informations sur les impacts environnementaux significatifs. La norme ISO 14001 est consensuelle. Elle fait partie de la série de normes facultatives.Elle est axée notamment sur la prévention de la pollution et préconise l’adoption des meilleures techniques disponibles. Elle fait l’objet d’une certification par un organisme agréé pour une période de trois ans. Elle s'applique aux aspects environnementaux que l'organisme peut maîtriser et sur lesquels il est censé avoir une influence. En ce sens, elle n'instaure pas en elle-même de critères spécifiques de performance environnementale. Mais ce n’est pas parce qu’une norme est facultative que sa certification va se faire les yeux fermés. Au contraire interviennent plus que pour la norme obligatoire, les considérations d’éthique écologique (s’agissant des opérateurs qui postulent à la norme ISO 14 001) et des considérations de déontologie professionnelle (pour les organismes chargés de certifier la conformité à cette norme). Il y va de la crédibilité de toute cette démarche dans notre pays.Il y a eu un cas à l’étranger où une société s’est vu refuser la certification à la norme ISO 14 001 parce qu’elle avait utilisé pour promouvoir ses produits un support audiovisuel générateur de nuisances sonores sur la voie publique (en fait une «brochette» de pollutions y compris visuelle) et donc susceptible de troubler l’ordre public en dérangeant la tranquillité du voisinage. De la même façon, une autre société, dans un pays très rigoureux en matière de réglementation environnementale, n’a pu obtenir la certification à cette même norme parce qu’elle utilisait, pour sa publicité commerciale, un support mobile, cette fois, mais polluant selon les critères de la législation nationale.
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vendredi 15 décembre 2006
L’avenir de la PME en Algérie
Le secteur de la PME en Algérie serait menacé par les engagements internationaux du gouvernement, selon Zaïm Bensaci, président du Conseil national consultatif pour la promotion des PME.vendredi 15 décembre 2006.
Les concessions que l’Algérie va faire dans le cadre de ses différents engagements internationaux et multilatéraux tels que l’accord d’association avec l’Union européenne ainsi que la probable accession de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) risquent d’aggraver davantage la situation de ces entreprises déjà très délicate. « Les gens doivent avoir conscience que nous allons vers une ouverture effroyable de notre marché qui va provoquer la disparition de plusieurs PME. D’ailleurs, certaines notamment dans les activités du textile et de l’emballage connaissent déjà d’énormes difficultés », a-t-il souligné.
Le système actuel favorise les opérations d’importation plutôt que la production, a-t-il regretté. Les PME qui veulent bénéficier de crédits d’investissement font notamment face aux réticences des banques en Algérie qui, selon lui, « ne jouent pas le jeu, et ce, malgré la mise en place de différents instruments de garantie, à l’image du FGAR et de la caisse de garantie ». Les pouvoirs publics doivent, a-t-il ajouté, accorder des facilitations à ces entreprises « afin qu’elles continuent simplement d’exister ». L’environnement actuel est loin d’être favorable à la consolidation de la PME algérienne, a-t-il déploré. Cette dernière, estime-t-il, doit être soutenue pour se préparer à ce qu’il a qualifié de « déferlante » qui fera suite au démantèlement des barrières douanières pour les produits finis.
« On demande tout simplement à ce que les matières premières fassent l’objet d’une exonération totale des droits de douane et taxes pour permettre aux PME de mettre sur le marché des produits à des prix compétitifs. Nous avons aussi demandé des allègements des charges, notamment pour les taxes sur les bénéfices réinvestis », a-t-il suggéré. D’après lui, l’Etat doit injecter davantage d’argent dans ce secteur pour parvenir à réaliser des résultats probants. Aussi, il considère que la part de la PME algérienne dans le programme de consolidation de la croissance économique doit être plus conséquente. Dans cet ordre d’idées, il préconise un plan de développement semblable à celui de l’agriculture. M. Bensaci affirme également ne pas comprendre la mise à l’écart des experts algériens alors que ceux-ci sont sollicités par des instances internationales.
Source: Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com D’après El Watan
Les concessions que l’Algérie va faire dans le cadre de ses différents engagements internationaux et multilatéraux tels que l’accord d’association avec l’Union européenne ainsi que la probable accession de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) risquent d’aggraver davantage la situation de ces entreprises déjà très délicate. « Les gens doivent avoir conscience que nous allons vers une ouverture effroyable de notre marché qui va provoquer la disparition de plusieurs PME. D’ailleurs, certaines notamment dans les activités du textile et de l’emballage connaissent déjà d’énormes difficultés », a-t-il souligné.
Le système actuel favorise les opérations d’importation plutôt que la production, a-t-il regretté. Les PME qui veulent bénéficier de crédits d’investissement font notamment face aux réticences des banques en Algérie qui, selon lui, « ne jouent pas le jeu, et ce, malgré la mise en place de différents instruments de garantie, à l’image du FGAR et de la caisse de garantie ». Les pouvoirs publics doivent, a-t-il ajouté, accorder des facilitations à ces entreprises « afin qu’elles continuent simplement d’exister ». L’environnement actuel est loin d’être favorable à la consolidation de la PME algérienne, a-t-il déploré. Cette dernière, estime-t-il, doit être soutenue pour se préparer à ce qu’il a qualifié de « déferlante » qui fera suite au démantèlement des barrières douanières pour les produits finis.
« On demande tout simplement à ce que les matières premières fassent l’objet d’une exonération totale des droits de douane et taxes pour permettre aux PME de mettre sur le marché des produits à des prix compétitifs. Nous avons aussi demandé des allègements des charges, notamment pour les taxes sur les bénéfices réinvestis », a-t-il suggéré. D’après lui, l’Etat doit injecter davantage d’argent dans ce secteur pour parvenir à réaliser des résultats probants. Aussi, il considère que la part de la PME algérienne dans le programme de consolidation de la croissance économique doit être plus conséquente. Dans cet ordre d’idées, il préconise un plan de développement semblable à celui de l’agriculture. M. Bensaci affirme également ne pas comprendre la mise à l’écart des experts algériens alors que ceux-ci sont sollicités par des instances internationales.
Source: Synthèse de Ahlem, algerie-dz.com D’après El Watan
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