mardi 30 octobre 2007

La filière oléicoles en Algérie.

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L’Algérie fait partie des pays méditerranéens dont le climat est des plus propices à la culture de l’olivier. Elle se positionne après l’Espagne, l’Italie, la Grèce et la Tunisie qui sont par ordre d’importance, les plus gros producteurs au monde d’huile d’olive.
En Algérie, les superficies occupées par l’olivier sont de l’ordre de 281.000 ha auxquels il faut ajouter 110.000 ha qui doivent entrer progressivement en production à partir de 2007 et sur trois ans.
Avec 32 millions d’oliviers, l’Algérie est en passe de rattraper son retard et, pourquoi pas, arracher une place plus honorable dans le classement mondial.
La production d’huile a atteint en 2006 le niveau de 35 000 tonnes et celle de l’olive de table 80.000 tonnes. Comparée à celle de la Tunisie, la production de l’Algérie en huile d’olive ne représente qu’un tiers. La Tunisie produit environ 110.000 tonnes dont elle exporte 70 % essentiellement en Europe et 30% réservés à la consommation des citoyens tunisiens. La superficie exploitée est de 1,6 million d’ha.
Contrairement à celle du voisin de l’Est, la filière huile d’olive de l’Algérie accuse un retard de développement en amont et en aval. La sécheresse et les incendies de forets dans certaines régions du pays n’ont pas été les seuls responsables de ce retard. La culture de l’olivier, le savoir-faire dans ce domaine, mais aussi les structures d’appui font défaut de façon dramatique.
L’absence de laboratoires spécialisés, d’unités de conditionnement, mais également la non maîtrise du processus complet, font que l’huile d’olive algérienne ne peut rivaliser avec les productions des pays concurrents malgré sa qualité indéniable.
Conséquence : la sélection des catégories d’oliviers, l’extraction et le conditionnement, mais aussi la mise à niveau de la fonction commerciale, en particulier l’exportation, se trouvent être incapables d’assurer une offre concurrentielle sur le marché international dominé par les Européens dont l’exigence du respect de normes strictes ne diminue en rien la qualité intrinsèque du produit algérien. Car, souvent analysée, notre huile a un taux d’acidité des plus recherchés aujourd’hui et qui le lui confère la qualité d’extra vierge.
Du coup, l’Algérie exporte une quantité très limitée par rapport à sa production, et le plus souvent par ces mêmes gros producteurs européens qui en font un mélange. La Tunisie et le Maroc, pays maghrébins devenus en si peu de temps des concurrents potentiels, arrivent à placer sur le marché mondial environ 70 % de leurs productions nationales, en dépit des problèmes de coûts de production élevés .
Pour la Tunisie, l’intervention des pouvoirs publics, pour l’année 2006, a permis d’éviter in extremis une série de faillites, dont les causes viendraient de l’effondrement des coûts sur le marché mondial.
Pour l'Algérie, le problème est tout autre. Malgré la qualité physico-chimique et organoleptique, le produit éprouve des difficultés à s’exporter en tant que label. La quasi-totalité de l’huile algérienne, qui est exportée, l’est sous la forme de vrac. Le produit est cédé souvent à des prix bas.
Pour l’heure, le conditionnement de l’huile d’olive en Algérie est à ses premiers balbutiements pour ne pas dire inexistant. La prise en charge de cette filière, en termes d’organisation, d’infrastructures et de réglementation aura pour effet de maintenir voire d’augmenter l’engouement des conditionneurs et des exportateurs qui, parfois, sont découragés, au bout de leurs premières démarches infructueuses. Sachant bien évidemment que la particularité du produit, exige l’émergence d’opérateurs spécialisés, tout le long du circuit.
Le coaching qui, en principe, devait permettre de mettre à niveau le process, et les procédures de gestion de ce secteur d’activité, qui, comme nous devons le savoir, commence à partir du choix du terrain et des plants, assuré par des experts, pour permettre d’inscrire la production algérienne dans les normes internationales, en amont et en aval, doit être mis en œuvre et de façon accéléré. Les huileries disponibles en nombre assez élevé et d’un niveau technologique tout à fait indiscutable puisque des marques internationales notoirement connues équipent nos oléiculteurs (Je cite ALFA LAVAL, PIERALISI, RAPPANELLI) se heurtent cependant au problème du savoir faire dans le respect des process recommandés par les spécialistes pour l’obtention d’une huile de qualité et de l’utilisation proprement dite de ces équipements.

Quand on parle de process, nous visons évidemment l’ensemble du cycle de production qui commence du choix des lieux de plantations, des plants mais aussi des conditions de collecte des olives, de stockage, de transport, de la trituration, de la pression, du stockage du produit fini, des analyses labo et enfin l’embouteillage et l’étiquetage. Le but étant le respect du process mais, respect, également, des différentes phases dans le temps et en dernier ressort sélectionner l’huile selon la catégorie (extra vierge, vierge, lampante ou courante). A signaler que cette dernière n’est consommée que très rarement sur le marché international.
Aussi, pour s’exporter dans des conditions conformes à la réglementation internationale, l’huile d’olive algérienne doit-elle obéir aux normes internationales, et de ce point de vue, nous devons savoir que seule l’huile extra vierge est acceptée par les opérateurs du commerce de cette denrée, donc d’acidité inférieure à 0.8. Encore faudrait-il se présenter sur le marché avec des prix de vente concurrentiels.
Le produit algérien se vend, lui, à des prix très variés, entre 2.5 USD et 5. USD fob ou cfr, selon les cas.
Cette huile est déplacée aux quatre coins du monde par des containers spéciaux. Le ministère de l'Agriculture a récemment pris des mesures salutaires pour cette filière, mesures qui devront augmenter la production et valoriser la qualité : il faut donc se préparer dès à présent pour organiser ce secteur notamment en créant les conditions nécessaires d’une certification de nos produits, en créant les structures d’accueil : - conditions de stockage - organismes de contrôle et d’analyses - circuit interne de distribution - circuit d’exportation - formation de spécialistes dans l’oléiculture et la technologie de l’huile.

Publié par SIHADJ A. Sur

Avec 4000 cas enregistrés en 2006. Les intoxications alimentaires en constante réduction en Algérie.

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Les risques d'intoxication alimentaire existent tout au long de l'année. Mais durant la période des grandes chaleurs ils s'amplifient. Cette augmentation est due essentiellement au manque d'hygiène, à la chaleur qui favorisent le développement des microbes, mais surtout à la consommation d'aliments non contrôlés par les estivants et aux repas collectifs que les personnes prennent lors des fêtes de mariage par exemple. Le risque est important aussi au niveau des Fast food, pizzeria et autres qui connaissent un rush en cette période. Nombreux sont ceux qui préfèrent s'adresser à ces commerces qui, souvent, ne répondent pas aux normes d'hygiène. Pour dénoncer cette négligence et sensibiliser davantage les consommateurs, une rencontre a eu lieu, hier à Djelfa, qui a réuni les directeurs du commerce de 17 wilayas du pays principalement touchées par ce type d'empoisonnement.La rencontre avait pour but de débattre des méthodes de sensibilisation à cette question, d'actualité il est vrai en période estivale. L'évaluation de la conformité des produits, le transport, l'entreposage et la présentation des produits, la chaîne de froid s'il s'agit d'un produit qui doit être conservé au frais, la traçabilité et la composition du produit qui doit être contenue sur l'étiquette ont constitué l'essentiel des conseils pratiques dispensés aux participants. Ainsi, aucun produit ne sera commercialisé s'il ne porte pas la certification et la marque "Tej" qui est la norme algérienne. Cette dernière doit être visible automatiquement au consommateur sur chaque produit acquis. Intervenant à l'occasion de cette réunion M. Yahyaoui, cadre au ministère du Commerce, parle cependant d'une constante positive et affirme que "les accidents alimentaires se réduisent d'années en années" et pour argument, il avance le chiffre de 4 000 cas enregistrés actuellement contre 9 000 durant l'année 2000. Selon lui, le pays est apte aujourd'hui à faire face à cette situation et s'est engagé dans une politique de renforcement des opérations de contrôle à travers le territoire national et notamment durant l'été où le nombre d'intoxications alimentaires augmente.
L'Algérie s'est dotée d'un potentiel de contrôle constitué de 500 laboratoires de contrôle installés au niveau des universités, des centres d'étude, alors que d'autres sont placés au niveau des unités de production. Il existe même des laboratoires de la répression des fraudes relevant du ministère du Commerce. De plus, un laboratoire national est en cours de réalisation, sa mission est de contrôler les produits industriels touchés par la contrefaçon.L'objectif de la rencontre était de sensibiliser les consommateurs autant que les professionnels activant dans la fabrication et le commerce des denrées alimentaires autour de certains comportements irresponsables ou mercantiles de nature à mettre en péril la santé des citoyens. La prévention des intoxications alimentaires est simple. Elle réside dans le respect des règles d'hygiène et de sécurité. Ces dernières se résument dans les dix règles d'or de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir le choix des aliments et leur bonne cuisson, la consommation des aliments immédiatement après leur cuisson, la conservation des aliments cuits, le bon réchauffement des aliments déjà cuits et conservés, se laver fréquemment les mains, veiller à ce que tout dans la cuisine soit d'une propreté absolue en protégeant les aliments des insectes et en utilisant de l'eau potable.


Source: Publié par Nassima B. sur
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=3982

samedi 13 octobre 2007

Certification ISO des entreprises Algériennes. Un leurre!!!

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Depuis maintenant deux ans, la quasi-totalité des entreprises publiques algériennes possèdent la certification « Iso ». En moyenne, elles ont déboursé chacune entre 300 000 et 400 000 euros pour décrocher cette qualification censée leur ouvrir les marchés internationaux pour exporter leurs produits et les crédibiliser auprès de leurs partenaires étrangers.
Mais dans les faits, la réalité est tout autre : parmi les entreprises publiques qui ont obtenu ce label, rares sont celles qui tirent leur épingle du jeu. Les autres, à l’image de BCR ou l’Eniem par exemple, peinent à exporter leurs produits ou à dénicher des partenaires pour les accompagner dans leur développement dans un contexte de plus en plus concurrentiel en Algérie. Parmi les entreprises publiques ayant ce label, certaines seraient même sur le point de déposer leur bilan ou d’être bradées dans le cadre de la politique de privatisation du gouvernement.


Principal bénéficiaire de cette affaire : le Français Afaq. Cet organisme, spécialisé dans les certifications, a réalisé plusieurs dizaines de millions d’euros de chiffre d’affaires en Algérie ces deux dernières années en accordant le fameux label à toutes les entreprises du pays qui l’ont sollicité. En effet, aucune entreprise n’a été recalée, en dépit de l’existence de candidatures très douteuses. « Nous avons tout fait dans les dernières 48 heures de la mission des experts. Nous avons délivré des documents sans aucune valeur, parfois antidatés et nos interlocuteurs n’ont même pas pris le soin de vérifier nos informations», explique un cadre qui a géré l’obtention par son entreprise de la certification Iso.
« L’essentiel, poursuit-il, était de payer. L’Afaq se souciait peu des informations qu’on lui fournissait. Pour leurs missions, les experts de cet organisme, souvent très jeunes avec peu d’expérience, ne restaient que quelques heures au sein de l’entreprise ».

Curieusement, en Algérie, aucune grande entreprise privée n’a postulé pour l’obtention du label « Iso ». Pourtant, ces entreprises, à l’image du géant de l’agroalimentaire Cévital, exportent facilement leurs produits dans plusieurs pays et elles sont régulièrement sollicitées pour des partenariats avec des groupes étrangers. Mais, contrairement aux entreprises publiques, elles n’ont pas jugé nécessaire de débourser 500 000 pour obtenir un label qui ne vaut finalement pas grand chose.




Article publié par samir allam le 12/08/2007 ici


lundi 1 octobre 2007

Certification ISO 22000 au profit de 4 PME de la Soummam

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Dans le cadre de ses activités, Euro-développement PME a organisé, à la salle des conférences de l’hôtel Zéphyr de Béjaïa, une journée de restitution aux profit de 4 PME privées du secteur de l’agroalimentaire de la Soummam ayant bénéficié d’une action collective portant sur les préalables de certification Iso 22 000 démarche HCA CCP (système de management de la sécurité des produits alimentaires SMSA).
Il s’agit de la margarinerie Almag implantée dans la zone industrielle de Taharacht Akbou, l’entreprise La vallée de Tazmalt, spécialisée dans la fabrication du lait pasteurisé, le lait fermenté et les crèmes glacées, l’unité Gyprolait Aouichiche de Béjaïa, fabricant également les crèmes glacées et l’entreprise CK Fleisch du groupe Batouche spécialisée dans la charcuterie.

La norme Iso 22 000 est une nouvelle norme internationale publiée en septembre 2005. Elle constitue un référentiel international en management de la sécurité alimentaire. La certification à la norme ISO 22 000 signifie pour une entreprise la reconnaissance internationale de conformité de son système de management. La démarche d’appui de l’EDPME consiste à assurer dans un premier temps une mission collective de mise en place des préalables à la certification ISO 22 000. la mission qui est assurée par un expert international a permis de vérifier pour chacune des quatre entreprises ciblées la conformité des installations de chaque PME aux exigences HACCP, le niveau des compétences et des profils des ressources humaines, le niveau organisationnel et managérial de la PME ainsi que le système de management de la qualité et de la sécurité alimentaire. A signaler que le coût de la mission (honoraires et prise en charge des experts) est assuré à hauteur de 80% par le programme EDPME financé par la Commission européenne dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen. Les 20% restants sont pris en charge par les entreprises concernées.

Sources

Lee financement de la certification en Algérie

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Djaballah Belkacem, directeur de la normalisation et de la protection industrielle (DNPI) au ministère de l’Industrie, déclarait à l’APS que six grandes opérations ont permis à 167 entreprises d’obtenir la certification ISO 9001 version 2000l.

Selon le même responsable du ministère de l’Industrie, six autres entreprises ont été certifiées ISO 14001 version 1996 alors que 5 entreprises sont en voie de certification ISO 22000, intégrant le le référentiel HACCP (Analyse des risques et maîtrise des points critiques). Il y a lieu de préciser que ISO 22000 est la norme internationale relative à la sécurité des produits alimentaires. Le directeur de la normalisation et de la protection industrielle soulignait qu’une aide financière d’un montant de 50 milliards de centimes a été accordée pour l’application du programme de développement d’un système national de normalisation mis en place en Algérie par le ministère de l’Industrie et approuvé par le gouvernement en mars 2000, dans son volet relatif à la mise en place de la démarche qualité et environnement en entreprises. Il faudra savoir à ce propos qu’une entreprise nationale publique ou privée, quelle que soit sa dimension, peut prétendre à une certification.

Toutefois, il y a lieu de signaler à ce propos le recours impératif à un bureau d’études spécialisé pour accompagner cette entreprise dans la mise en place du système de management de qualité. Autrement dit la hisser aux exigences de la norme internationale dans la gestion documentaire, des ressources humaines, matérielles et financières. Cependant, cet accompagnement a un coût pour les entreprises algériennes candidates à la certification. En effet, s’assurer les services d’un bureau d’études spécialisé revient pour une entreprise à débourser un montant qui va de 300 à 500 millions de centimes. Une fois la mise en place du système de management de la qualité opérée, l’entreprise peut solliciter alors un organisme international habilité à donner la certification ISO. Mais elle doit encore débourser pour l’audit un montant qui tourne généralement autour de 100 millions de centimes avec une partie payée en devise.

Source

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