mercredi 21 novembre 2007

Mise à niveau des PME

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La performance d’un système économique donné dépend de la qualité de ses entreprises, c’est ce que développent les économistes. Vérifiée sur le terrain, cette théorie a été prouvée dans les plus grands pays industrialisés, même ceux, dont l’économie repose sur l’activité des petites et moyennes entreprises PME et de la petite et moyenne industrie PMI. C’est l’une des démarches que l’Algérie a adoptées ces dernières années à travers un programme de mise à niveau des PME pour lequel une enveloppe budgétaire de l’ordre de 62,9 millions d’euros a été dégagée. En effet, il s’agit d’un montage financier auquel plusieurs parties ont participé. Le montant le plus important, estimé à 57 millions d’euros, a été versée par la Commission européenne. La partie algérienne, à travers le ministère de la PME et de l’Artisanat, a participé avec 3,4 millions d’euros et les 2,5 millions d’euros restants ont été versés par les contributions des PME. Bénéficiant d’une prolongation de 27 mois ledit projet s’achèvera à la fin du mois prochain. Ainsi, il est utile de rappeler qu’initialement prévu en octobre 2000, le démarrage effectif de ce dernier n’a connu le jour qu’en septembre 2002 pour s’achever en décembre 2007. Quelque temps avant la clôture officielle de ce programme le ministère de la PME et de l’Artisanat a organisé à la fin de la semaine dernière la «Cérémonie des trophées de la mise à niveau 2007» en présence du ministre de la PME et de l’Artisanat, du chef de coopération et du directeur des opérations de la délégation de la Commission européenne en Algérie. Cette occasion, la première du genre en Algérie, a regroupé les 11 entreprises ayant terminé avec succès leur processus de mise à niveau composé de plusieurs opérations. Le trophée de la mise à niveau a été décerné à la «Sarl Cophyd» spécialisée en industrie chimique. Celle-ci s’est inscrite dans le programme de mise à niveau en 2003. Ledit trophée a été suivi par la remise d’un premier prix spécial du jury pour la mise à niveau de la «Briqueterie Tafna» de Tlemcen. Le second «prix spécial du jury de mise à niveau» est revenu à l’entreprise AAHP spécialisée dans la production pharmaceutique. Quant au trophée «management», il a été décerné à la «Sarl EEII» exerçant dans le secteur de la fabrication de machines et d’appareils électriques, suivi pour le même prix par «les moulins de «Rusicadia». En ce qui concerne le trophée marketing il a été attribué à l’entreprise «Splendid» spécialiste dans la production chimique, suivie de l’entreprise «Casbah éditions» qui a pu décrocher le prix spécial du jury marketing. Le trophée production a été décroché par la «Sarl Général Emballage», alors que le prix spécial du jury production est revenu à l’entreprise «HAAL» spécialisée en industrie agroalimentaire. Concernant la qualité, le trophée a été remporté par l’entreprise «SASACE». Toujours concernant la qualité, le prix spécial jury qualité a été attribué à l’entreprise «NEOFAR».En matière de chiffres, le ministère de la PME et de l’Artisanat a précisé que cette opération a été encadrée par 25 experts permanents dont 4 européens. Le programme tracé de cette équipe a ciblé les PME privées du secteur industriel employant au moins 20 salariés permanents, les fonds de garantie, les banques privées, les organisations patronales, et les associations professionnelles.Le travail des experts chargés de l’opération de la mise à niveau, a révélé qu’à la fin du mois d’octobre dernier a été enregistrée l’entrée de 740 PME dans un processus de mise à niveau sur une population estimée à environ 2 150 PME-PMI. Sur ce nombre, 290 PME ont abandonné après le diagnostic ou le pré-diagnostic. Certaines de ces entreprises se sont retirées du processus à cause de la «cherté du coût de l’opération». Notons que 450 PME ont terminé au moins un premier cycle de mise à niveau. Utile de souligner que l’EDPME a depuis 2002 engagé 2 724 opérations permettant de totaliser 3 500 participants à travers la formation de 92 PME (formation conseil), 5 actions de formations ayant ciblé les associations patronales et professionnelles et 19 actions de formation en direction de plusieurs secteurs. Cette première action, qui n’a pas drainé beaucoup d’entreprises pour une première expérience, pourrait intéresser d’autres sociétés surtout après l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne.

Publié le 19-11-2007 sur Source : http://www.latribune-online.com/

dimanche 4 novembre 2007

L’Agence Canadienne d’inspection des aliments confirme l’avarie de la pomme de terre importée par l'Algérie

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Des questions ont été posées sur le contrôle phytosanitaire censé avoir été fait au niveau des ports du pays par les personnes qualifiées en la matière mais aussi sur la déclaration de l’importateur et la qualité de l’exportateur. En fait, le problème s’est posé particulièrement pour la pomme de terre importée du Canada. Le 10 octobre dernier, c’est l’ambassade du Canada, apparemment « agacée » par les journaux, qui invite leurs représentants pour leur expliquer que le problème ne résidait pas dans la qualité du tubercule importé à partir du pays de l’érable mais dans les conditions de conservation du légume en Algérie. Une semaine plus tard, interpellé par un élu de la nation, le ministre du Commerce avoue que la pomme de terre importée est bien de mauvaise qualité par rapport à celle produite localement, sans pour autant nommer le pays expéditeur, et a annoncé que 1 000 tonnes ont été saisies pour « mauvaise conservation », emboîtant ainsi le pas à la représentation diplomatique canadienne. Nous sommes loin donc de la pomme de terre infectée. Jeudi dernier, le ministre de l’Agriculture a été interpellé par l’opposition de l’Ile-du-Prince-Edouard sur l’exportation de la pomme de terre avariée vers l’Algérie. Il sera incapable d’apporter la moindre réponse. Hier, c’est l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui confirme l’avarie du tubercule importé, selon elle du Québec, et non de l’île sus-mentionnée qui comprend pourtant un port appelé « port de la baie d’Egmont » d’où aurait pu partir la pomme de terre. L’agence en question a indiqué également que le légume n’avait pas d’incidence sur la santé. « Mais après avoir été en contact durant plusieurs jours avec la pomme de terre infectée, il n’est pas exclu qu’il ait été également contaminé », tout en précisant que le sort de la marchandise infectée n’est pas encore connu. La pomme de terre est atteinte, selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments, par la pourriture bactérienne circulaire. Sur la coupe d’une pomme de terre infectée, on peut voir apparaître un anneau sombre en dessous de la surface de la peau. Cet anneau de pourriture va consommer l’intérieur du tubercule pour ne laisser que la peau comme une coquille vide, lit-on sur un site Internet consacré aux bactéries touchant les légumes et les semences. Ce même site indique que « les pommes de terre de l’Ile-du-Prince-Edouard sont parmi les plus suivies au monde afin d’éviter l’apparition d’épidémie et la propagation des maladies et des insectes nuisibles qui pourraient faire du tort aux récoltes et à une industrie plus fragile que jamais ». En somme, la sortie, pour le moins inattendue, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments vient battre en brèche aussi bien la représentation diplomatique canadienne qui s’évertuait, lors de la conférence de presse du 10 octobre, de vanter la qualité du tubercule du pays de l’érable, mais aussi nos gouvernants qui au lieu de prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces pratiques d’importateurs, dont le seul objectif est le gain facile, s’entêtent à démentir les évidences. (...).

Publié le 04/11/2007 ici

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