vendredi 14 décembre 2007

Selon une enquête du CREAD. Un taux de 32 % des TIC dans les PME Algériennes !

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Dans une enquête réalisée par le CREAD, pour le compte ministère des PME et de l'Artisanat, un point de situation a été dressé quant à la pénétration des TIC dans les PME

En effet, selon cette enquête intitulée « Impacts des TIC sur les PME », l'indice global de pénétration des TIC dans les PME est de 31,9%. Selon le CREAD « cet indicateur macro-économique, dont le calcul est basé sur les taux d'utilisation des TIC représentées par une gamme de moyens et de ressources technologiques tels que les ordinateurs, les logiciels, les réseaux Internet, les sites web, les investissements immatériels, est un précieux paramètre technico-économique susceptible d'éclairer les pouvoirs publics sur une des principales facettes du niveau technologique atteint pas nos entreprises. » L'enquête du CREAD a touché un échantillon de 350 PME dont l'effectif varie entre 10 et 250 salariés. Pour rappel, à la fin du 1er semestre 2007, le nombre de PME était de 396 972 dont 284 244 pour le privé, 711 pour le public et 112 017 pour l'activité artisanale.

Une PME, en Algérie, peut compter de 0 à 250 salariés. Les PME privées du secteur industriel dont le nombre d'employés se situe entre 20 et 250 sont au nombre de 2 150. Rappelons également que c'est le secteur des services qui enregistre le plus grand taux de PME avec 45,95%, soit 130 635, et que le volet service comprend les transports et communications, le commerce, l'hôtellerie et la restauration, les services fournis aux ménages et ceux fournis aux entreprises, les établissements financiers, les affaires immobilières et, enfin, les services à la collectivité.

L'enquête du CREAD a ciblé huit branches principales d'activité. Les 350 PME de l'échantillon sont départagées comme suit :

- 115 PME pour les pôles à fort potentiel technologique de l'Est du pays - Bordj Bou Arreridj, Sétif et Béjaïa - et de l'ouest - Tlemcen et Sidi Bel Abbès,

- 160 PME pour les grandes villes, à savoir Constantine, Alger, Oran et Ghardaïa,

- 75 PME pour les petites villes.

L'indice national de taux de pénétration des TIC dans les PME est de 31,89% répartis comme suit : 40,14% pour les grandes villes, 13,94% pour les petites villes, 21,64% pour les pôles technologiques de l'Est et 38,17% pour ceux de l'ouest.

" La PME n'est pas le conteneur". Interview réalisée par le « Point économique » avec Monsieur Zaïm Bensaci, Président du CNC - PME

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Le Point économique : Vous demandez l'amendement du statut du CNC-PME afin de disposer de plus de flexibilité dans le fonctionnement. En quoi résident les contraintes actuelles?

Zaïm Bensaci : Effectivement, il y a des insuffisances au niveau du décret portant création du CNC-PME. Nous avons demandé un amendement de ce décret pour permettre au CNC d'avoir une plus grande autonomie au point de vue de sa gestion financière et notamment dans son fonctionnement. On pourrait avoir à ce moment là des fonds susceptibles d'être utilisés pour des expertises ou autres.

Est-ce à dire que vous aspirez à une entière autonomie donc à ne plus être sous la tutelle du ministère des PME-PMI ?

Non, il ne s'agit pas de ne plus être sous la tutelle du ministère. Nous voulons une autonomie financière qui nous permette d'activer sans passer par les règles de la comptabilité publique. Mais à ce moment là, d'où proviendraient les fonds : des cotisations d'adhérents ou d'une subvention ?
D'une subvention. Actuellement, nous avons une subvention qui est allouée par le budget de l'Etat.


Mais en étant autonome, vous aurez toujours une subvention ?

Pour le moment, c'est un Conseil qui est en train de naitre (il existe depuis 4 ans, NDLR). Une fois qu'il aura fait ses preuves, il est évident que les associations et organisations, qui devraient avoir les moyens nécessaires, pourraient cotiser pour le financement des activités de ce Conseil.


Revenons, si vous le voulez bien, à la mise à niveau. De nombreuses organisations patronales et professionnelles remettent en cause la façon avec laquelle cette mise à niveau a été réalisée, dans la mesure où les critères d'éligibilité auraient tout biaisé dès le départ. Qu'en pensez-vous ?

En ce qui concerne cette mise à niveau, il existe des critères d'éligibilité définis dans le cadre du programme MEDA. C'est l'UE, par le biais de ce programme, qui a dit : " Moi, je ne prends que les meilleures entreprises, celles qui ont 3 bilans positifs ".


Pourquoi les pouvoirs publics algériens n'ont-ils pas eu leur mot à dire ?

Parce que ce sont eux (les Européens) qui ont appréhendé cette mise à niveau. Le ministère de la PME s'est intéressé à la question au bout de 2 ans de non-fonctionnement du programme MEDA. C'est alors que les choses ont commencé à s'organiser. Il faut savoir que le ministère de l'industrie était aussi concerné par un programme de mise à niveau dans le cadre de la stratégie industrielle.

Quand, à ce moment-là, j'ai présidé la commission de mise à niveau, j'ai préconisé l'installation de cet organe centralisateur de ces programmes de mise à niveau.

Mais un organe avec des moyens importants, par uniquement avec un petit saupoudrage parce que, lors de la mise à niveau, l'on a pris en considération uniquement le volet gestion. Nous avons notamment demandé à ce que le matériel soit pris en compte, les logiciels…


Certaines organisations patronales " accusent " les experts du MEDA d'avoir omis le volet exportation pour que les PME algériennes n'arrivent pas à exporter…

Vous savez, on peut discuter de ce programme pendant des heures. Pour moi, ce qui est fait est fait. Tenons compte de ces " expériences " et faisons en sorte qu'à l'avenir, les choses se passent différemment, c'est-à-dire dans des conditions optimales pour que l'on ne se " fasse pas avoir ".


Comment le CNC-PME compte-t-il intervenir pour " régler " l'éternel problème des rapports banques- entreprises ?

Pour moi, la question est simple. Je le dis et je le répète, les banques ne jouent pas le jeu. Mais en réalité, c'est parce que ce sont des banques commerciales qui ne sont pas faites pour les investissements. Maintenant, à travers les différentes contraintes liées aux scandales financiers, à Bâle I et à Bâle II, ce n'est pas facile.

Je ne défends pas les banques. Je dis que la PME doit pouvoir arriver à avoir accès à un financement.

Maintenant, par quels moyens ? Il y a eu la mise en place du FGAR, de la Caisse de garantie et il va y avoir un Fonds d'investissement. C'est à voir.


Le ministre de la PME-PMI et de l'Artisanat avait évoqué auparavant la possibilité de création d'une institution financière qui faciliterait l'octroi de crédits au long cours au profit des PME. Qu'en est-il de ce projet ?

C'est un Fonds d'investissement qui n'a pas vu le jour. Je défends les opérateurs, les PME. Je vois ce qui existe sur le terrain. Je peux ou je ne peux pas.

L'essentiel est de voir comment arriver à trouver une facilitation pour que l'investisseur ait accès à un crédit, point barre.


Le ministre a annoncé que plus de 2000 PME ont fermé boutique au cours du premier semestre 2007 et l'un des membres du CNC a même déclaré que si cela continue de la sorte, on arrivera à 2013 avec un CNC-PME sans pratiquement aucune PME. Quel est votre sentiment sur la question ?

On ne va pas livrer une bataille de chiffres. Effectivement, il y a eu des PME qui ont disparu, c'est certain. Effectivement, il y a des PME qui sont en difficulté, c'est sûr. Le message que je voudrais faire passer, c'est de dire que la PME est là. Faisons en sorte que le PME qui existe déjà soit renforcée et aidée à se développer. Sans compter qu'il faut en créer de nouvelles. C'est vrai que si l'on ne fait rien, il est évident qu'à un moment ou à un autre on se retrouvera confronté à ce qui existe actuellement, c'est-à-dire à l'informel, le conteneur… Pour moi, je suis désolé, mais le conteneur, ce n'est pas la PME. Je ne veux pas dire ce que je ressens. On parle de locaux commerciaux. Qu'est-ce que cela veut dire ? On va vers le commerce ? Je dis non. Il faut aller vers la production. Il faudrait que l'on ait des PME productives, des PME qui emploient. Il y a des secteurs qui pourraient être développés.


Et surtout, lever certaines contraintes que subissent les PME. C'est le rôle de ce Conseil, non ?

Le CNC n'a pas les moyens de sa politique. Le CNC aurait pu effectivement réaliser beaucoup de choses, faire de nombreuses propositions. Il existe des filières que l'on peut exploiter, où l'on peut créer des entreprises. Il faut être réalistes et ne pas tirer de plans sur la comète. Je suis pour ma part pragmatique. La PME a des problèmes, pourquoi ? Ce type de problèmes, on les connaît, on les recense. Je peux, je ne peux. Mais il s'agit aussi d'une stratégie de l'Etat. Qu'est-ce qu'on veut faire de la PME dans le développement économique ? Dans mon discours, je n'ai pas voulu aller très loin. Mais c'est clair, je dis ce que je pense. Je dis attention, nous avons des entreprises en difficulté. Attention, il faut évaluer la mise à niveau. Il faut que l'on sache. On a mis à niveau quoi ? Combien ? Les entreprises, cela leur a rapporté quoi ?


Il n'y a toujours pas de chiffres ?

C'est là le problème. Nous n'avons pas de chiffres. C'est pour cela que je dis qu'il faut qu'il y ait un observatoire des PME. C'est important. Il va peut-être aller dans le détail, au niveau local, voir quelles sont les filières qui sont en manque. Combien d'entreprises ont disparu et pourquoi ont-elles disparu ?


Interview réalisée par le Point économique avec Monsieur Zaïm Bensaci, Président du CNC - PME

Bilan du processus de mise à niveau des PME en Algérie

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L’opération de mise à niveau des entreprises algériennes lancée au début de cette décennie prend fin. Les résultats ont été jugés «positifs» par le gouvernement algérien et la Commission européenne.
Un des représentants de cette commission a même remis en cause les critiques portées à ce processus. «Avec mon analyse d’expert, je considère que le programme de mise à niveau lancé en Algérie depuis 2 000, le 9ème dans les pays du Bassin méditerranéen, constitue une réussite», a affirmé le responsable du programme EDPME, M. Michel Delattre, hier, en marge de la rencontre technique relative à la clôture du programme «Euro développement PME» organisée à Alger. C’est ce que s’accordent à dire les représentants européens en Algérie. C’est d’ailleurs ce qui explique la demande de la part de l’Algérie d’un second programme de mise à niveau des PME algériennes. Une demande acceptée par Bruxelles qui a accordé une enveloppe budgétaire de l’ordre de 40 millions d’euros.
Présent à cette occasion, le chef de la délégation de la Commission européenne en Algérie, Wolfgang Plasa, a estimé que «ce programme [EDPME] est l’un des projets les plus réussis sur l’ensemble de 25 projets qui font l’objet de coopération algéro-européenne». Ce projet permettra, selon l’intervenant, de diversifier les ressources de l’Algérie dont la majorité proviennent du secteur des hydrocarbures. Le second programme initié pour le développement des PME en Algérie démarrera, selon un responsable de la Commission européenne, à partir «du deuxième semestre 2008». En effet, le second programme, qui sera lancé prochainement, touchera les entreprises spécialisées dans les services et l’artisanat, selon les déclarations du ministre de la PME et de l’Artisanat, Mustapha Benbada. «Pour perpétuer ce processus, un nouveau programme PME II a été convenu avec la Délégation de la Commission européenne et sera dédié justement à la consolidation des activités du programme qui se termine, et la maitrise des nouvelles technologies de l’information par les PME. Une convention de financement a été finalisée et notre accord de principe a été donné pour engager la procédure de signature formelle.»
Ce programme touchera, selon le ministre, «quelque 5 000 PME industrielles et non industrielles [PME de services et de l’artisanat]». Il développera particulièrement l’éthique et la compétitivité des PME. Dans la même optique, le premier responsable du secteur a tenu à souligner que «certaines actions du premier programme peuvent être reconduites pour l’année 2008. Il s’agit des actions entamées en 2006 et que les entreprises n’arriveront pas à achever cette année».
En somme, les résultats de sept années de travail en commun entre les experts de la Commission européenne et le gouvernement algérien ont abouti à «la mise à niveau de 445 PME sur 685 qui ont reçu soit un diagnostic soit un pré-diagnostic», a déclaré M. Delattre. Selon lui, 61 PME ont refusé d’entamer une action de mise à niveau et n’ont pas dépassé le stade de diagnostic, 179 ont abandonné après le pré-diagnostic et 445 sont entrées dans le processus de mise à niveau.
Les principales causes d’abandon du dit processus sont «la réticence des entrepreneurs à continuer, l’absence d’interlocuteur valable dans la PME pour mettre en place la première action et les difficultés financières des entreprises», ajoute-t-il.
En fait, les secteurs d’activité concernés par cette opération sont «l’agroalimentaire (29%) et les matériaux de construction (11%), répondant à une demande importante tirée par la démographie et le besoin de produits de bonne qualité ; le secteur de la chimie, et surtout l’industrie pharmaceutique (18%) qui avait fait l’objet d’une attention particulière de la part des pouvoirs publics.
En quatrième position, on retrouve l’industrie céramique et métallurgique (10%) qui profite des marchés apportés par les grands donneurs d’ordre», a développé l’intervenant. Il est utile de souligner que le programme EDPME a été lancé en 1999 et recadré en 2003.

Sources. Publié par Radia Djouzi

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